L’indécence fait le plein.

Le Pouvoir parle d’un mieux, mais comment ne pas observer le « millefeuille » des malaises que traduit un climat social tendu. La Société est sans doute accablée, mais le spectacle qu’elle donne est accablant.

Les représentants de la Nation ont dû subir l’assaut du Gouvernement pour l’approbation de la loi El-Komri. Le texte est voté en bloquant toute discussion et toute écoute pour l’imposer via l’article 49-3.

Le manque de confiance n’est pas étranger à l’inflation d’une législation qui, in fine, durcit les relations.

Faire confiance, ce n’est pas tout écrire, c’est écrire ensemble le récit d’une histoire. Le « vivre ensemble » est en panne, faute de créer les conditions d’un « faire ensemble » à l’égard notamment de ceux que la vie fragilise.

Tout ne peut pas relever de l’Etat, sauf à considérer que la subsidiarité est une perte de temps alors qu’elle est la trace du respect de l’autre.

Le projet de loi sur le travail aurait dû susciter des négociations entre les partenaires sociaux ; il a entraîné un déchirement. Le travail réduit à un simple échange de biens, il s’en suit que trop de salariés se sentent instrumentalisés à des fins utilitaristes.

Dans Terre des hommes, Saint Exupéry dit « celui-là qui veille modestement quelques moutons sous les étoiles, s’il prend conscience de son rôle, se découvre plus qu’un serviteur. Il est une sentinelle ».

Notre Société a besoin de veilleurs pour atténuer les manques, à commencer par ceux qui concernent les défaillances du marché.

Le texte El-Komri, dans son article 2, souligne l’importance de l’entreprise sur les accords de branches. N’est-ce pas une ouverture pour une gestion participative via le référendum d’entreprise. Le texte est si ‘détricoté’ qu’il n’a plus de lisibilité sauf celle de l’affichage du bras-de-fer d’un syndicat et du Gouvernement.

Finalement, cette loi du travail bloque le travail avec le déclenchement d’une grève. Il y a pire que le carburant qui ici et là manque, il y a un rendez-vous manqué au cours duquel l’on aurait moins cherché à faire valoir ses forces qu’à s’efforcer de ne point punir ceux qui sont privés d’emploi.

A trop se raidir sur les droits, on perd la flexibilité si nécessaire pour innover. Un arbitrage doit être recherché entre la protection de la personne et les dispositifs à mettre en œuvre pour favoriser l’emploi. Tel était l’esprit de cette loi ; les maladresses syndicales et politiques l’ont brisé.

Comment ne pas être interrogés par le silence assourdissant relatif au chômage massif au moment où l’on traite d’une loi sur le travail. Que de frustrations et d’accablements ressentent les privés d’emploi au point qu’aucune voix dans leur rang ne s’élève. Les inclus sont représentés, insuffisamment et parfois mal, les exclus demeurent les oubliés sans que cela n’émeuve quiconque.

Si les victimes du travail sont connues – rappelons-nous le film La loi du marché dans lequel intervient Vincent Lindon –, que de victimes anonymes, comme le rappelle Jean Tirole dans son ouvrage l’économie du bien commun.

Et si, dans les files d’attente sur les aires des stations-services pour tenter de faire le plein, nous nous laissions interroger sur ce trop-plein d’indécence et d’indifférence à l’égard de ceux qui ne sont point retenus, simplement par ce qu’il n’y a pas d’emploi possible. Il y a une responsabilité collective à le créer.

Bernard Devert
Mai 2016

Les sommets

Les sommets suscitent des émerveillements, d’aucuns souhaitant non pas les regarder mais les atteindre.

Les Communautés chrétiennes fêtent l’Ascension. Quel est l’homme qui n’a pas le désir de s’élever pour accéder à ce qu’il est.

Le ciel n’est pas un lieu ; on ne va pas au ciel, on devient le ciel dans cette perspective où ce grand poète et spirituel que fut Maurice Zundel dit que le ciel, c’est le cœur. L’expression surprend, mais le mystère touchant à l’essentiel bouscule toujours les idées reçues ou celles toute faites.

Que de nuages assombrissent l’histoire pour ne point parvenir à ces ciels qui nous ensoleilleraient. Le Docteur Albert Schweitzer disait : « il y a assez d’intelligence dans le monde, mais pas assez de cœur ». Entendons, trop de sommets délaissés.

Maximilien Kolbe, franciscain, déporté à Auschwitz, fit surgir sur ce lieu de l’enfer, le ciel au sens zundélien du terme. Des SS rassemblent par colonnes des hommes dont les plus vulnérables sont envoyés dans des fours crématoires. Un père de famille est retenu, pour être jeté dans la fournaise.

Maximilien Kolbe sort alors des rangs. Il fait face aux tortionnaires et prend la place de cet homme. Une mort acceptée, source de la vie ; il meurt en vivant. Eblouissante ascension.

Il est bien des situations qui, sans être aussi diaboliques, demeurent déshumanisantes. Atteindre les sommets, c’est quitter des sécurités pour débusquer l’indifférence meurtrière. Autant d’ascensions silencieuses au nom d’exigences éthiques, conduisant vers des cimes libératrices.

Souvent les alpinistes s’entendent dire : « belle course ». N’est-ce pas reconnaître l’esprit de gratuité et la recherche d’infini de ceux qui, comme « conquérants de l’inutile », prennent le risque de s’élancer vers ces ciels dont la lumière est celle de la générosité et de la responsabilité.

Bernard Devert
Mai 2016

Briser les ghettos, une législation s’impose mais plus encore une transformation des regards

Les grandes agglomérations mettent en lumière les ombres de politiques permissives interdisant la régulation du marché immobilier en rupture avec les ressources du plus grand nombre, d’où des villes, du moins des centres-villes, devenus des vitrines au sein desquelles tout est proposé, mais finalement interdit au plus grand nombre.

Les villes ne traduisent pas seulement les inégalités, et les discriminations, elles les développent.

Le bien commun est blessé pour ne point corréler les comportements privés et leurs conséquences dans la Cité.

Face à cette rupture, la mixité sociale est une clé pour ouvrir sur de nouveaux rapports humains.

Bâtir dans une attention à l’autre, c’est rechercher une urbanité créatrice de liens ; elle n’est possible que là où l’homme parvient à sa maturité éthique, suivant l’expression d’Emmanuel Lévinas.

Le projet de loi « égalité et citoyenneté », lancé dans le sillage des attentats de janvier 2015 pour lutter contre la ghettoïsation, renforce la loi S.R.U. Quinze ans après son adoption, 1 115 communes sont déficitaires, dont 223 ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral de ‘carences’ leur imposant des pénalités financières multipliées par cinq depuis janvier 2015.

Le refus de la stigmatisation du logement impose de ne plus loger dans des quartiers pauvres des personnes en situation de pauvreté. L’urgence est criante. Il est facile de désigner pudiquement ces quartiers dits sensibles, relevant que ce caractère ne nous touche que lorsqu’éclate la désespérance sous forme de guérillas urbaines.

Un des socles de la République est la fraternité sans laquelle il n’y a pas de bien commun. Il est grand temps qu’elle traverse l’acte de construire.

Quelle fraternité quand des centaines de milliers de familles recherchent vainement un logement ; qui se soucie de leur sort et de leur angoisse. Comment peut-on accepter que des mamans et des enfants connaissent la rue. Quelle insouciance ou plutôt, quelle déshumanisation.

La fraternité en mal d’expérimentations renvoie au drame de l’indifférence. La Nation ne saurait être une Société d’anonymes qui, prisonniers d’un moi, tentent de se défaire de l’altérité, d’où ces espaces qui, au lieu de protéger, fracturent l’avenir.

Quelle déshumanisation, mais comment s’en étonner : là où les possessions s’installent et s’étalent, le moi préfabriqué éloigne de la conscience qu’exister c’est faire exister en s’approchant de l’autre.

Le repli sur soi naît d’un orgueil brouillant le discernement d’un futur d’où le maintien de modèles qui ne fonctionnent plus jusqu’à paralyser la négociation des frontières. Des murs se lèvent au préjudice de ceux qui seraient nécessaires pour une ville plus inclusive.

La fraternité exige de la bienveillance, ouverture du temps sur l’infini, et de la patience pour considérer que les limites de l’autre et les siennes ne sont jamais infranchissables. Ne serait-ce pas cela espérer.

Bernard Devert

Avril 2016

Urgence de regards positifs pour cesser d’accabler le corps social.

Le corps social, comme le corps biologique, a besoin qu’on prenne soin de lui. Or, force est de constater que nous n’avons à son égard aucune prudence pour l’accabler de nouvelles qui ne font que l’enfiévrer.

Les scandales à répétition agressent le corps social qui, fracturé, semble désarticulé par des manipulations d’intérêts particuliers au préjudice du bien commun.

La Société, dit-on, ne serait plus réformable pour être précisément déformée par cette absence du care, un traitement si oublié que la cohésion sociale est en rupture.

Comment peut-il en être autrement quand les plus jeunes de la Société s’interrogent sur leur possibilité d’être des membres à part entière de ce corps qui, corseté, ne parvient pas à leur faire de place, observant combien ils peinent à trouver un premier travail, un toit.

Il y a aussi tous ceux qui se sentent rejetés, à commencer par les enfants, plus de 2 millions en France, qui vivent dans les conditions d’une telle pauvreté que leur avenir est compromis.

Le corps social voit sa capacité d’accueil affectée par la crainte de l’autre, d’où une régression qui l’abime. Ces maux ne peuvent guérir que si ses membres s’inscrivent dans une vigilance réciproque portant le nom de la fraternité. Les peurs s’estompant, une métamorphose s’ensuivra, suscitant une conversion qui ne sera pas étrangère au recul des iniquités.

Le corps social est malade de ces différences, si excessives qu’elles traduisent une insulte pour les plus fragilisés.

Les Institutions, colonne vertébrale de ce corps, n’ont-elles pas la responsabilité de réguler ces inégalités qui entraînent la méfiance, l’animosité. Affaiblie par leurs déficiences mettant en échec l’éthique, la Société est accablée, parfois désespérée, jusqu’à entendre un pessimisme destructeur.

Le corps social en a assez de ces mots vains pour être sans levain. Teilhard de Chardin rappelait que « tout ce qui monte converge ». Qui a le souci de cette unité, ou plus exactement qui s’inquiète de la faire reconnaître pour mieux la faire naître.

Le corps social, fut-il essoufflé, résiste ; on voit, ici et là, les signes d’un surgissement qui donnent des raisons d’espérer et même de s’enthousiasmer rappelant le poème de Paul Eluard : « Il y a toujours une fenêtre ouverte… une main tendue, une main ouverte, des yeux attentifs, une vie – la vie à se partager ».

Ce partage, il existe, ô combien, mais on lui donne peu de visibilité si bien que l’on retient le cynisme des uns, le refus de s’ouvrir des autres, la quête de faux biens privilégiant l’individualisme, le virtuel au réel laissant les plus faibles dans des situations d’inquiétude.

Libérer le corps social est sans doute l’un des maîtres-mot pour sortir de l’accablement. Ne serait-ce pas   pour reprendre l’expression si juste de Viviane Forrester dans son ouvrage : « l’Horreur économique »   de consentir à quitter ce leurre magistral d’un monde disparu que nous nous acharnons à ne pas reconnaître comme tel.

Un exemple : la recherche d’une économie plus solidaire. Elle semblait utopie, il y a encore quelques années, mais voici qu’elle éveille la richesse d’un esprit d’entreprendre mettant hors d’âge la maxime de Montaigne : « le profit de l’un est le dommage de l’autre.

Jacques Attali parle d’économie positive.

Nos regards deviendraient plus positifs pour entendre la forêt qui pousse plutôt que de s’obnubiler sur l’arbre qui tombe. Cette écoute est sans doute l’une des chances de la guérison du corps social. Ne la désertons pas.

Bernard Devert
Avril 2016

La mort silencieuse des SDF, une criante déshumanisation

Au cours de ces deux dernières années plus de 5 000 personnes sans-domicile sont, en France, mortes dans la rue.

Le mal-logement, nous le savons, est un drame. Qui s’émeut d’une telle hécatombe.

–    Mort biologique : l’absence prolongée d’un toit en est l’annonce.
–    Mort psychique : que de pertes d’estime conduisant les oubliés de notre Société à s’interroger : pourquoi vivre, observant les refus, l’indifférence, quand ce n’est pas le mépris assassin.

Lutter contre la misère est une exigence éthique qui ne souffre aucune patience ; la gravité de la situation relève de l’assistance à personne en danger ; la déserter n’est-ce pas condamner des victimes de la misère à devenir esclaves de la rue.

Certes, des lois ont été votées qui auraient dû atténuer le mal. Il faut malheureusement relever que sur la dernière décennie le nombre de sans-abri a doublé, pour concerner désormais plus de 30 000 enfants.

Lutter contre les iniquités est un combat ; il doit traverser l’acte de bâtir et de gérer aux fins de donner une absolue priorité à ceux que l’économie, non seulement exclut, mais tue pour ne point leur faire de place.

Quant à la recherche de cet emploi et de ce logement, l’attente trop longue a brisé l’espoir ; les couples, souvent, se sont alors défaits.

La lutte contre le mal logement ne se résout pas avec des cris et des slogans, mais avec la ferme détermination de se rapprocher de ceux qui sont dans la rue, souvent se cachent pour trouver, à défaut de chaleur humaine, un peu de protection dans les lieux publics comme les gares, les usagers étant suffisamment pressés pour que cela confère l’anonymat.

Sur nos autoroutes, nous lisons cette apostrophe formée de grandes lettres lumineuses : Voyager, c’est aussi savoir s’arrêter.

Adisor, un roumain qui vécut longtemps dans la rue, rencontra un journaliste qui pour passer devant lui chaque jour, comprit que son indifférence allait prolonger ‘l’errance’ de cet homme. Il s’arrêta et le regarda. Tous deux sortirent de leur enfermement : la porte d’un logement et l’accès à un travail progressivement s’ouvrirent.

Seuls les regards qui vous espèrent, dit Paul Baudiquey, sont ceux qui vous font naître.

Au moment où j’écris cette chronique, le téléphone sonne. Une famille Rom de 6 enfants, tous scolarisés risque de perdre son logement. La difficulté est liée au fait que la maman a dû laisser son passeport à un maffieux pour ne point pouvoir payer l’inique somme qu’il lui réclame pour la traversée.

Plus d’aide au logement, la rue se profile. Il s’agit bien de ne point accepter l’inacceptable. Veiller, n’est-ce pas refuser ce qui  déshumanise.

Bernard Devert
Avril 2016

Célébrer Pâques, c’est entrer en responsabilité pour refuser les situations mortifères

Le film « Les innocentes » est l’histoire vraie de Bénédictines violées en Pologne, au cours de la deuxième guerre mondiale.

La supérieure et les membres de la Communauté vivent ce drame comme un déshonneur, d’où la ferme tentation d’occulter les faits jusqu’au déni.

Un médecin français, agnostique, aide la Communauté à s’éveiller à la vie. Un rapide et décisif dialogue intervient entre une des Sœurs qui parle du ciel et le docteur, de la vie. Deux réalités qui vont se conjuguer pour ouvrir des espaces jusque-là improbables. Un passage, une pâque.

Les naissances, tenues secrètes dans le monastère, se révéleront pour les Sœurs un accouchement à une vie nouvelle : la parole se délie, libérant une relation créatrice avec Dieu dans l’intelligence de l’effacement. La philosophe Simone Weil ne rappelait-elle pas dans la pesanteur et la grâce que Dieu s’efface pour nous permettre d’être.

Ciel et vie ne se présentent plus comme une opposition. Souvenons-nous de l’expression de Maurice Zundel, le ciel c’est le cœur. Ces femmes vont passer de l’innocence à la responsabilité.

Le film se termine sur une grande joie, la Communauté accueille d’autres enfants pauvres et l’une des Sœurs écrira au médecin : « sans doute sourirez-vous puisque vous n’êtes pas croyante, mais puis-je vous dire que vous avez été pour nous la présence de Dieu ».

Les tombeaux s’ouvrent, n’est-ce-pas cela le temps de Pâques.

Nos respectifs engagements participent à ces ouvertures qui ne sont pas seulement matérielles. Que de personnes entrent dans une parole libérante, signe d’une construction intérieure qui n’est pas étrangère à l’estime de soi-même.

Dans quelques jours, se termine la trêve hivernale. C’est un appel à la mobilisation pour refuser la misère avec comme corollaire les inquiétudes et angoisses pour des familles déjà bien fragilisées, sans avenir.

Les expulsions témoignent de l’insuffisance d’une trêve qui certes a suspendu les procédures sans permettre le passage de l’arrêt des hostilités à une hospitalité active.

La perte du logement s’accompagne de celle des relations et, plus grave encore, du déficit de l’estime de soi : Qui suis-je pour ne point parvenir à loger les miens, à permettre à mes enfants une stabilité déjà bien compromise.
Gardons en mémoire que la très grande majorité des expulsions est consécutive à une rupture entre les ressources et le coût de l’habitat :
•    plus d’un million de personnes qui travaillent ont un salaire mensuel égal ou inférieur à 800 €, en raison du temps partiel concernant plus particulièrement les familles monoparentales,
•    13 % de la population française est touchée par la pauvreté.

Comment s’en étonner dans un moment où un grand nombre de foyers se trouvent confrontés à la fin de l’indemnisation du chômage.

L’hospitalité est une responsabilité que nous ne pouvons pas déserter si nous ne voulons pas ajouter à la pauvreté l’indifférence qui assigne à l’errance.

Les constats de la précarité sont connus. Il est inutile de s’y attarder. L’urgence est de poursuivre la trêve, les cœurs ne pouvant hiberner devant la détresse et le désarroi de trop de familles. J’entends que bien des propriétaires ont besoin de recevoir leur loyer. Il ne s’agit surtout pas d’opposer bailleurs et preneurs.
La question est d’agir dans l’intérêt de tous ; trois moyens :
•    Devenir « propriétaire solidaire » en louant un appartement au prix du loyer très social. Un avantage fiscal important atténue l’effort financier réalisé. En contrepartie, Habitat et Humanisme offre une garantie de loyer.
•    Investir au sein de nos Foncières « Habitat et Humanisme » ou « Entreprendre pour Humaniser la Dépendance » pour développer un habitat à vocation d’insertion pour des foyers en souffrance sociale ou de personnes qui, avec la retraite   notamment de réversion   ne peuvent conserver leur logement. Ce placement éligible aux dispositifs TEPA et Madelin le rend très attractif pour bâtir des biens au service des liens.
•    Offrir une libéralité au fonds de dotation « Acteurs d’Humanité » qui aide des familles à se maintenir dans leur logement le temps nécessaire à retrouver un équilibre financier, parfois psychique pour ces mamans qui, confrontées aux ruptures affectives, se trouvent seules avec leurs enfants.

Trois dispositions concrètes qui changent la donne pour s’inscrire dans le refus de fermer les yeux et le cœur devant les inégalités créatrices de fractures mettant à mal la fraternité, l’un des socles de notre Nation.

Ensemble, donnons du sens à la vie en permettant aux plus fragiles de mieux vivre, c’est aussi cela faire la Pâque, susciter des passages.

Bernard Devert