La finance solidaire

Quel couple, l’oxymore, finance/solidaire. Qui aurait pensé que ces deux mots s’associent sans contradiction pour trouver l’un par l’autre tout leur sens.

Enfin, se dessine une économie au service de ceux confrontés à des situations de vulnérabilité. La loi PACTE prend en compte cette réalité : un droit humanisé reconnaissant aux sociétés commerciales la possibilité de se créer pour répondre à une mission.

L’article 1832 du Code civil définit la société à partir de l’affectio societatis, conduisant des personnes à se réunir en vue de se répartir des bénéfices. Désormais, au titre de l’article 1835 du Code civil, des sociétés naissent ou se transforment pour partager les bénéfices à destination du bien commun.

Comment est-on parvenu à une telle ouverture et à un tel souffle ? Là où la croissance était le maître-mot, s’éveille le développement. Ces deux mots ne sont pas des synonymes traduisant des approches différentes, le premier traduit une illimitation, le second une harmonie.

Il nous souvient de ce mot du journaliste-économiste, Jean Boissonnat, « à force d’imaginer le bien, on finit par y contribuer ». Nous y sommes presque. Depuis quelques années, la question du sens gagne les esprits et touche les cœurs.

Qui n’a pas gardé en mémoire l’intervention d’Emmanuel Faber, Président du Groupe Danone, aux étudiants d’HEC au sein de la chaire Economie et pauvreté : “Après toutes ces décennies de croissance, l’enjeu de l’économie, c’est la justice sociale…On vous a appris qu’il y a une main invisible, mais il n’y en a pas. …Il n’y a que vos mains, mes mains, nos mains qui puissent améliorer les choses.”

Que de cadres, après des parcours brillants, s’interrogent précisément sur leur engagement se demandant s’il ne serait pas l’heure pour eux – les charges familiales étant moins prégnantes – de contribuer au développement de l’entrepreneuriat.

Des étudiants, au sortir des Grandes Écoles ou de l’Université, choisissent les entreprises non pas à partir de ce qu’elles leur offrent comme salaires, mais de ce qu’elles engagent pour lutter contre les iniquités.

Le profit, c’est bien et nécessaire, mais une autre attente se fait jour au titre de la finalité des entreprises ; nombre de leurs dirigeants ont saisi qu’ils ne trouveraient des talents que si elles contribuent à servir l’intérêt général.

Une belle ouverture avec l’entreprise des possibles suscitée par Alain Mérieux.

La fierté d’appartenir à une entreprise est directement liée à sa détermination à agir pour un monde plus humanisé. L’optimisation fiscale, hier recherchée, est devenue aujourd’hui une faute morale, pouvant même devenir une faute pénale.

A un moment où les taux d’intérêts sont très bas, la finance solidaire trouve un champ d’ouverture inattendu et inespéré. A quoi servent ces trilliards sous forme de capitaux flottants qui aggravent les inégalités, alors que cette masse d’argent pourrait être une bouée de sauvetage pour bien des naufragés de nos Sociétés.

L’utopie d’hier est devenue une réalité concrète, transformatrice de relations.

Beaucoup, se demandent comment privilégier la finance solidaire. Elle justifie votre intérêt.

Ensemble, avec lucidité et discernement, nous pouvons agir pour qu’elle devienne le vecteur puissant du changement recherché par des hommes de bonne volonté, quel que soit leur horizon politique, philosophique ou spirituel.

Au cours de cette semaine, cette forme d’économie fait l’objet d’une présentation par de nombreux acteurs sous l’égide de Finansol qui labellise les entités répondant aux critères de la finance solidaire.

Bernard Devert

Novembre 2019

Un rêve que de penser la trêve hivernale comme un appel à en découdre avec la misère ?

La trêve hivernale suspend le naufrage annoncé pour trop des familles sans en supprimer in fine l’issue difficile. Au printemps, les expulsions reprendront avec leurs cohortes de ruptures, d’angoisses et la perte de l’estime de soi dont on se relève si difficilement.

La trêve – qui a concerné au cours de ces dix dernières années 300 000 personnes, soit une progression de 46% – est entrée dans le paysage ; elle le fige et l’assombrit, laissant entendre que ne point payer son loyer relève de la mauvaise foi ; elle existe, certes, mais elle est loin d’être majoritaire. La cause est ailleurs ; elle relève de l’inadéquation du coût du logement par rapport aux ressources.

Difficile de contester que, plus grande est la faiblesse des revenus, plus petite est la chance d’accéder à un logement social. Un comble ! Il y a ici une iniquité, j’ose dire une perversion qui n’est pas acceptable et à l’égard de laquelle nous ne pouvons pas rester étrangers, tant elle est facteur de drames s’ajoutant au malaise social.

Le nombre de SDF a augmenté de 50% en dix ans. Je ne connais pas avec exactitude le coût social de cette situation inadmissible, mais je ne serai pas démenti en l’évaluant à plus de

10 000€ annuels pour chaque personne confrontée à la rue ; de quoi payer un loyer !

La Nation a aussi sa responsabilité pour ne pas privilégier l’isolation thermique des logements des plus vulnérables, ce qui entraînerait mécaniquement une réduction des charges qui, rappelons-le, ne sont pas minorées par les aides au logement (seul, le loyer est pris en compte).

Le Président du Plan Bâtiment Durable ne cesse de le rappeler.

Ne serait-il pas juste d’imaginer une aide momentanée au logement, concernant les charges de chauffage au bénéfice des occupants les plus fragiles séjournant dans des appartements nommés tristement mais justement ‘passoires énergétiques’.

Il y a ici une inégalité qui doit être prise en compte si nous voulons accompagner ceux de bonne foi qui, en raison de la charge de leurs loyers, tombent souvent avec leurs enfants, premières victimes. Au cours de l’hiver, combien vont se poser cette question angoissante Où vais-je habiter : rupture avec l’école, les camarades, le quartier.

L’expulsion est l’amère expérience de la pauvreté, avec ce ressenti que la porte qui claque derrière soi se ferme aussi devant soi.

Corréler le coût de la location avec les ressources pour mettre un terme à une deuxième injustice conduisant les ‘expulsables’ devant le Tribunal pour être jugés, souvent condamnés, au motif de n’avoir pu honorer leurs loyers alors qu’ils n’en ont pas la possibilité.

Expulsion et discrimination, une double peine !

La trêve hivernale doit se présenter comme une invitation à répondre à cette question : construire, mais pour qui en priorité ? Alors, seulement nous éradiquerons, pour le moins atténuerons, les risques que courent les plus vulnérables.

Suspendre les procédures est nécessaire, mais, supprimer les causes qui les déclenchent s’impose au nom même des valeurs de la République.

Ce défi, pris en compte en ces heures de préparation aux élections municipales, ferait taire des querelles d’un autre temps pour répondre à une réelle attente, celle d’un humanisme acté.

Le voudrons-nous ?

 

Bernard Devert

Octobre 2019

L’Heure solidaire

 

L’heure solidaire est d’abord une heure d’amitié qui, toujours, est un temps de gratuité. Dans une Société traversée par la marchandisation de bien des relations, cette heure offre un espace de grâce, de liberté.

Trop de nos concitoyens, isolés et même abandonnés, désespèrent d’une possible solidarité.

Je pense à cette personne âgée, veuve depuis très longtemps, qui, au fil des années, a perdu tout contact. Je n’intéresse personne, me dit-elle ; n’ayant rien, je puis comprendre, même si j’en souffre, ce vide auquel la vie me confronte désormais.

Cette heure solidaire est une heure d’équité, de plus grande justice dans les relations mettant justement hors-jeu les jugements, les discriminations et disqualifications qui s’ensuivent.

Il n’y a de solidarité que là où il y a une libération, à commencer par un regard qui ne se laisse pas obnubiler pas les plateaux d’une balance pour voir si le fléau, ici bien nommé, est bien équilibré. Quel désastre !

L’heure solidaire nous libère des captivités liées à ce donnant-donnant qui se révèle rarement un gagnant-gagnant.

L’heure solidaire est l’écoute d’une parole, parfois le cri d’un être qui, approché, se libère de ce qui l’enferme. Alors commence le temps d’une humanisation, non d’un face-à-face mais d’un tête-à-tête, brisant ces entêtements qui paralysent les relations, voire les rendent impossibles.

Cette heure solidaire est celle où l’on n’attend rien de la rencontre pour en espérer tout : un changement, un lâcher-prise offrant l’inattendu de ne pas suivre son chemin mais de le tracer, ou encore ce moment où l’on trouve en nous des choses différentes de nous et pourtant inscrites en nous.

Un lâcher-prise qui est tout sauf un abandon, un don.

Cette heure solidaire est aussi celle de la foi, pas seulement entendue comme une confiance, une espérance, mais une invitation à devenir des justes pour se laisser ajuster par Celui qui ne juge jamais mais qui, toujours, nous éveille au meilleur de nous-mêmes.

L’heure solidaire, un temps où l’on grandit par la rencontre de l’autre pour être habité par le Tout-Autre qui constamment nous invite à cette solidarité, créatrice d’un autrement où l’on quitte l’entre-soi pour l’autre-soi.

 

 

Bernard Devert

Octobre 2019

 

 

Culture et insertion

‘Si la culture est ce qui reste quand on a tout oublié’ (Edouard Herriot), que représente-t-elle pour les oubliés de la Société : un interdit participant largement au fait qu’ils soient nommés « les invisibles ».

La dimension culturelle est trop absente dans les parcours d’insertion. Que d’hommes en difficulté voient leur avenir se dérober pour ne point se sentir relier à une histoire.

Il me souvient de l’invitation du Ministère de la Culture ouvrant les portes de grands musées à des personnes jugeant que ces lieux leur étaient inaccessibles pour être réservés à l’élite. Que de liens par une telle appréhension se délitent.

Quelle ne fut pas ma surprise, mon émerveillement devant Adisor qui, ayant connu la rue et sa brutalité, vécut une métamorphose pour entrer dans un magnifique bâtiment dont jamais il n’aurait pu imaginer l’ouverture. Il prenait connaissance d’une histoire dont le partage lui témoignait un signe de fraternité.

Quand la culture manque, c’est une corde vibratoire qu’on fait taire, privant la personne et la Société d’une mosaïque des talents et de cette polyphonie créatrice d’harmonie.

Le social est empêtré dans trop de réglementations laissant peu de place au surgissement des possibles. Les certitudes cloisonnent et font naître des dispositifs qui classent et séparent.

Habitat et Humanisme ne veut pas produire du logement social mais bâtir une Société reliée par la fraternité. L’habitat est un formidable moyen pour marquer l’égale dignité de chacun, sous réserve de l’évaluer à l’aune des richesses, à commencer par les ouvertures dont la culture est porteuse.

Que de barrières construites en privant des enfants de l’initiation à la musique, au chant, à la danse, à la chorégraphie, à l’art pour n’avoir pas l’idée du manque et du préjudice qui leur sont ainsi causés.

Le Président de la République, lors de la présentation de son plan contre la pauvreté le 13 septembre 2018, soulignait fort justement, en référence à Saint Exupéry, à Gilbert Cesbron : on assassine Mozart parce qu’on ne croit pas qu’un enfant pauvre puisse le devenir.

Il nous faut refuser cette idée toute faite se révélant une défaite sociétale, destructrice de l’avenir.

Des enfants – ayant subi pendant des années une privation de logements pour se trouver dans des bidonvilles niant et saccageant leur corps- ont trouvé avec la chorégraphie la grâce de se mouvoir, jamais étrangère à l’estime de soi.

Je cite le nom de Michel Hallet, chorégraphe, qui a rendu possible cette aventure, fondatrice de nouveaux possibles.

Rester attentif au pouvoir d’agir en le partageant, n’est-ce pas faire place à la culture.

 

Bernard Devert

Octobre 2019

 

La Semaine Bleue

La deuxième semaine d’octobre marque une attention aux personnes âgées et ce depuis 1951. Nommée alors la ‘Journée des Vieillards’, puis la « semaine nationale des Vieillards », elle est depuis 1977 appelée la « Semaine Bleue ».

Pourquoi cette couleur ? Elle fut retenue comme symbole de fraîcheur et pureté, sagesse et vérité.

Ce 8 octobre, les aides-soignants font grève dans les EHPAD, non pas dans une approche catégorielle mais pour bénéficier d’une plus grande disponibilité aux personnes âgées, ce qui suppose du temps qu’ils n’ont pas ; personne ne le conteste.

Le prendre-soin est rarement compatible avec la précipitation et il ne l’est jamais quand il intervient dans des situations de grande fragilité.

Comment ne pas être solidaires de ces soignants, qui sont souvent des femmes venues de loin pour s’approcher au plus près de nos aînés en situation de dépendance.

Les maisons de retraite médicalisées devraient se révéler le sommet de la vigilance que la Nation se devrait d’apporter à ceux qui, au soir de leur vie, sont en souffrance ; il n’en est rien ou si peu tant ils sont les oubliés.

La « Semaine Bleue » un moment pour faire le point sur le désir de la Société d’habiter la bienveillance, soit :

  • bien, en vue de mettre résolument le cap sur la perspective d’un mieux-être afin que la traversée de la fin de vie soit celle d’une sérénité dans ces heures où l’on approche de l’autre rive suscitant tant de peurs et d’angoisses,
  • veille, ou une sur-attention consécutive à la vulnérabilité du corps et du psyché, mais aussi sur ce ressenti de ne compter pour rien, la perte des forces entraînant des invalidités qui annihilent l’estime de soi.

 

Combien de nos aînés aimeraient bénéficier de cette bienveillance afin de trouver une réelle hospitalité leur permettant de quitter une forme d’errance.

L’attention au vieillissement traduit l’humanisme d’une Société qui, apprenant à mieux s’inquiéter de ses ainés, fait œuvre d’avenir. Là où le fragile est pris en compte, c’est le parcours de la vie de tous qui s’en trouve respecté et transformé.

Oui, il nous faut lutter contre l’âgisme, l’infantilisme aux fins de parvenir à voir à travers les rides la profondeur et la grandeur de ce que sont ces êtres dont les visages témoignent des difficultés, mais aussi de leurs combats et de leurs joies.

Nos cœurs parviendront-ils à s’éveiller pour que ce qui cause ces rides nourrisse en nous plus d’humanité pour une Société moins aride.

Frères et sœurs âgés, nous avons tant à recevoir de vous.

Bernard Devert

Octobre 2019

 

 

Agir pour qu’il y ait moins de souffrance

Greta Thunberg, cette jeune-fille suédoise de 16 ans, alerte l’opinion sur notre maison qui brûle alors que nous regardons ailleurs, pour reprendre les mots d’ouverture du discours que fit Jacques Chirac, lors de l’assemblée plénière du 4ème sommet de la terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg.

La maison commune est en danger ; elle ne l’est pas seulement faute de la maîtrise de l’écologie, mais aussi pour ne pas savoir regarder ceux dont la vie est brûlée par l’absence d’un toit, les invisibles de notre Société.

Quand la solidarité s’éteint, l’avenir s’assombrit.

Il faut que des voix s’élèvent pour relever ceux qu’on détruit en toute impudence et impunité.

Quelle iniquité – mais aussi quelle honte pour notre Société – d’observer que des hommes, des femmes, parfois des enfants, n’ont rien, même pas un abri, sauf celui de fortune : le métro, les portes cochères qui n’ouvrent sur rien, ou encore des ponts qui n’autorisent aucune traversée tant la misère enferme.

Quand la protection de la vie est oubliée à ce point, inutile de parler du respect de la vie.

Les morts de la rue ne troublent pas, ou si peu, la conscience collective. Un drame s’est installé depuis fort longtemps sans qu’il nous fasse bouger, trop établis dans des jugements déportant la responsabilité sur les victimes elles-mêmes.

Ils sont venus au monde, mais le monde ne les reconnaît pas, catalogués comme des sans domicile, n’ayant point de place, et pour cause, nous la leur refusons.

Les mots sont nécessaires pour guérir les plaies mais ils sont insuffisants s’ils ne sont pas suivis d’une volonté d’agir pour dire halte à ce qui déshumanise ceux qui sont confrontés à ce drame et chacun de nous qui ne voulons pas le voir.

Alors, stop vraiment au sans-abrisme ! Qui peut refuser d’y participer ?

Cette chronique, en forme de SOS, puisse-t-elle ne point rester sans suite pour que le temps de l’émotion devienne l’aiguillon d’un agir ensemble pour relever un défi aux fins d’offrir à ce m onde plus d’humanité.

Si vous, qui lisez ce texte, n’agissez pas, alors qui agira ?

 

 

Bernard Devert

Octobre 2019

Quand tout va mal, nous sommes entourés de héros

Je voudrais vous partager, non sans émotion, deux moments vécus ces jours-ci.

Notre Mouvement gère 47 établissements médico-sociaux, ces fameux EHPAD trop souvent sous le feu de la critique, alors qu’ils se révèlent des lieux où la vie est prise en compte avec une délicatesse qui mériterait d’être mieux reconnue.

Ainsi, un de ces derniers soirs à 21 h 30, je suis appelé comme prêtre pour me rendre au chevet d’une résidente confrontée à l’angoisse.

Dans le hall d’entrée de la maison, deux aides-soignantes sont manifestement inquiètes. Je m’approche et m’enquiers de leur difficulté : un de leur patient, âgé de 94 ans, a « fugué ».

Elles me précisent avoir naturellement informé la gendarmerie mais, à cette heure très tardive, le patient n’a toujours pas été retrouvé. Il est hors de question pour elles de quitter leur service.

Vous avez des enfants – dis-je à l’une des plus jeunes. Oui, mais j’ai trouvé des voisins qui acceptent de les accueillir.

Je propose, après mon intervention auprès de la personne malade, de les accompagner pour procéder à la recherche de l’homme perdu. Elles déclinent la proposition. C’est notre travail, m’assurant qu’elles m’appelleront si leur recherche est vaine.

A 23 h 30 environ, elles me joignent pour me dire que l’homme est retrouvé sain et sauf.

Tout un engagement qui en dit long sur le « prendre soin » de nos frères fragilisés. Vous connaissez la rémunération des aides-soignants ! Dans le silence, ces soignantes se sont mobilisées. La vie, lorsqu’elle est en péril, suscite alors le meilleur qui, toujours, s’exprime par des actes de grande générosité.

Ce dimanche, une jeune femme, renversée par un chauffard est dans le coma. Je me rends au service de réanimation. L’infirmière lui parle comme si elle était présente, lui expliquant tous ses gestes avec une infinie douceur qui force le respect.

Que de grandeurs d’humanité et d’espaces infinis se dévoilent derrière des murs abritant des vies en grande souffrance.

Je sors de l’hôpital profondément touché par des êtres habités par une conscience du service qui fait du bien à l’âme.

Tant qu’il y aura des veilleurs si libérés d’eux-mêmes, notre société dispose de bien des raisons d’espérer. Les barbares sont hors-jeu.

Bernard Devert

Septembre 2019