Il est vraiment l’heure de vous dire merci

A vous qui contribuez à offrir une hospitalité aux blessés de la vie, demandeurs d’asile, sans-domicile, mineurs non accompagnés, il m’est agréable de vous partager ces quelques mots adressés à l’une des responsables de nos maisons qui, après 5 années d’un engagement sans faille, s’oriente vers d’autres missions.

Vanessa, à l’instant, je reçois le courriel que vous avez adressé à tous les acteurs de Notre Dame du Grand Port, cette maison bien nommée, pour s’embarquer vers des rives plus riantes, plus humaines.

Vous n’oubliez pas les bénévoles et pas davantage tous ceux qui, dans le silence, nous accompagnent pour faire surgir ces espaces d’humanité.

Certes, tout n’est pas facile. Comment pourrait-il en être autrement alors que tous ces jeunes accueillis ont vécu des moments si douloureux, parfois tragiques, que leur jeunesse a été volée.

Salariés, bénévoles, donateurs et investisseurs au sein de notre Mouvement, chacun contribue à cette belle aventure. Tous ces maillons si complémentaires suscitent une chaîne de solidarité, j’ose dire de tendresse.

Au sein de cette maison à qui vous dites au-revoir avec beaucoup d’émotion, un beau témoignage a été co-écrit par France Vergely et Wahabou Tarama, mot par mot, gravir ce monde. Tout est dit et si bien dit.

Mot par mot, nous avons aussi appris de ces jeunes venus de loin ; ils nous ont conduits vers des perspectives que nous n’imaginions pas, gravissant ce monde, parfois en balbutiant, pour qu’il soit plus humain.

Un chapitre se termine, écrivez-vous chère Vanessa. Le livre se poursuit. Touchés par ce que nous avons entendu de ces jeunes, nous écrirons l’ouvrage le cœur tremblant mais d’une main ferme, l’avenir de ces mineurs nous appelant à une responsabilité majeure au sein de notre Société.

Oui vraiment, que tous soient vivement remerciés pour tous ces moments vécus. Ils sont si riches de sens qu’ils se révèlent une boussole. Alors nous ne nous laisserons pas déstabiliser par les propos hostiles, ignobles parfois, que l’on entend de ceux qui se présentent comme défenseurs de notre culture.

Quelle est donc notre culture, le respect de la vie, de toute vie. Là est le défi que nous devons relever quel qu’en soit le prix.

Tous ces signes de fraternité sont des étoiles qui nous guident vers le meilleur, passeport d’un mieux-être qui contribue à bâtir dans le silence la maison commune.

Lorsque les cœurs enfin se réveillent, les portes et fenêtres ouvertes de cette maison laissent entrevoir des horizons qui transportent vers de nouveaux possibles, signe du déjà-là d’un inespéré. Quelle lumière !

Merci vraiment.

Bernard Devert

Janvier 2022

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