Partageons nos passions

L’humanité ne serait-elle pas un musée de cire s’interrogeait ce grand mystique que fut Maurice Zundel. La réponse est non, tant sont nombreux ceux dont l’histoire est traversée par une passion faisant vibrer la vie.

Vivre, c’est s’ouvrir à l’étrange, à l’inconnu, autant de clins d’œil à l’inattendu.

De tous les êtres vivants, seuls les humains sont riches de passions créatrices, ouvrant le champ de nouveaux possibles. Jamais nous ne sommes autant humanisés que lorsque nous les partageons, et comment s’en étonner dès lors qu’elles font tomber les frontières pour être école de liberté, mettant au ban les limites.

Je pense à Rodolphe, un jeune de 35 ans qui, après avoir connu la rue, a trouvé un logement ; le drame c’est que les murs enfermaient ses peurs. Heureusement, il sut me crier sa détresse, faisant vibrer sa recherche passionnée de quitter un monde clos ; je meurs de solitude, dira-t-il.

Le ‘vivre ensemble’, nous l’avons souligné, est un appel à ‘faire ensemble’. Ne serait-il pas une invitation à partager précisément nos passions.

Vous aimez la montagne, pourquoi ne pas partir avec ceux qui regardent de loin les sommets sans pouvoir les atteindre.

Vous avez découvert avec le chant choral ou la musique une forme d’expression qui transfigure les relations ; ne serait-ce pas l’heure de faire signe à ceux qui souhaitent percevoir ces accords sans lesquels il n’y a d’harmonie ni avec soi ni avec les autres. L’enfer.

Vous aimez la sculpture, la poterie, la peinture, pourquoi ne pas demander, tel le Petit Prince : « s’il vous plait…dessine-moi un mouton ». Donner forme, c’est donner vie.

Dessine-moi, deux mots si désarmants qu’ils suscitent une relation pour qui les prononce et les entend. « S’il te plait…ne t’éloigne pas de moi ».

Que de passions à partager ; il ne s’agit point de les comparer mais de les parer de cette libéralité qui toujours est un supplément de liberté.

Partager les passions avec ceux qui ont oublié les leurs ou pire ont dû les étouffer harassés par les accidents de la vie, c’est tisser des liens suscitant d’heureuses surprises pour nous arracher à la sécurité du connu.

Le Livre de l’Humanité appelle à quitter ces paysages auxquels nous nous sommes tellement habitués qu’ils se présentent comme une terre brûlée de fraternité.

Entrer dans la culture de la confiance, partager passionnément ce qui nous fait vibrer, n’est-ce pas habiter la promesse de relations nouvelles.

 S’il vous plait…le monde attend des Petits Princes

Bernard Devert
Octobre 2014

Quelques notes pour faire surgir des accords.

La cohésion sociale n’est pas une idée vague, mais un lien à tisser pour faire naître la fraternité. Là où ce supplément de relation est absent, la Société perd sa cohésion avec les maux qui s’ensuivent dont le mal logement est l’un des syndromes.

La cohésion, ni ne s’impose, ni ne se décrète pour naître d’une harmonie, fruit d’un patient travail comme celui effectué par les musiciens qui, remettant cent fois sur le métier l’étude des partitions, offrent une interprétation dont les accords nous réveillent vers ce beau qui sauvera le monde, pour reprendre la juste expression de Dostoïevski.

Les noires, les blanches, les soupirs, les silences, les croches, sont des notes qui, prises isolément, ne seraient qu’une répétition lassante. Rassemblées, jouant ensemble, voici qu’elles s’effacent pour ne faire entendre qu’une musique qui porte et parfois nous emporte vers le meilleur de nous-mêmes.

Il est de ces moments où nous percevons de telles inquiétudes ou souffrances que surgit alors l’interrogation : que faire, comment faire.

La solidarité est une partition qui se joue à plusieurs mains pour faire entendre d’autres voix que celles de la brutalité.

Vous vous interrogez sur le sens de votre épargne. Pourquoi ne pas « jouer » comme déjà 900 000 personnes en France, un investissement solidaire.

Un chœur progressivement grandit au-delà même de ce qui était envisagé, tant est profonde l’attente d’une économie au sein de laquelle la vulnérabilité trouverait davantage sa place pour un agir plus humain.

Si vous avez un logement de disponible, pourquoi ne vous poseriez- vous pas la question « quelle partition vais-je jouer » ? Une clé se propose à votre liberté pour consentir à un prix de loyer inférieur au marché.

Vous ne serez pas seuls, l’Etat vous accompagne par une aide fiscale importante. Habitat et Humanisme assure la garantie du loyer et l’accompagnement de la famille logée, bénéficiant alors d’un toit et d’un soutien lui permettant d’entrer dans un avenir plus humain.

Cette harmonie naît du refus des dysfonctionnements et des inégalités ; chacun n’en est-il pas la clé.

Les cyniques penseront que ces accords seront toujours insuffisants. A l’écoute de la 8ème symphonie de Schubert, ne découvrons-nous pas l’inachevé en nous-mêmes, non point pour nous en attrister mais pour découvrir que la rencontre et l’accueil de l’autre et de tous les autres sont la condition même de la plénitude.

Bernard Devert
Octobre 2014

De justes combats pour que se lèvent des soleils sur nos Phanuel

Ce samedi, à Gonfaron, à une trentaine de km de Toulon, Habitat et Humanisme et l’Union Diaconale du Var inauguraient une pension de famille dénommée la Maison Phanuel.

Un habitat pour 25 personnes isolées ou en grande difficulté. Un lieu bâti pour que chacune se reconstruise, faisant référence au lieu biblique où Jacob vécut une nuit de combat. « Quand il prit la route le matin, il vit le soleil se lever sur Phanuel ».

Cette maison est un rayon de soleil pour des femmes qui, mal traitées par la vie, sont démunies, abandonnées au point d’être lasses de mener un combat, tant intérieurement elles sont dévastées par la désespérance née de la brutalité d’un monde.

Déjà quelques-unes d’entre elles étaient là, accueillies par une maîtresse de maison témoignant de ce soleil qui, réchauffant les cœurs, aide à se relever.

Le pays de l’ombre s’estompe.

L’inauguration se fit sans flonflons. La joie des bâtisseurs était teintée de gravité. Comment pouvait-il en être autrement dès lors que cette pension de famille est plus qu’un lien d’intégration, mais la recherche d’un espace d’inclusion pour être le lieu d’une dynamique où la différence est entendue non comme une frontière mais un passage vers des perspectives inconnues qui ne sauraient le rester.

L’autre n’est plus l’étrange, l’étranger, ou encore un risque avec les kyrielles de peurs qui lui sont attachées, mais la chance de trouver un Phanuel pour consentir à ces combats qui nous font quitter les limites intérieures afin de s’éveiller, suivant le titre du livre de Paul Ricœur, à ce soi-même comme un autre.

Qui sommes-nous pour affronter les combats qui souvent nous dépassent mais nous font passer sur l’autre versant dans une marche où, comme Jacob, nous boîtons balbutiant une avancée : confiance vers cet autrement qui confusément est recherché.

Cette quête est paradoxalement soutenue par ceux-là mêmes qui ont foi en nous jusqu’à consentir à ce que nous les accompagnions ; ils ne savaient pas que déjà ils habitaient Phanuel.

A Noël, une maman accueillie dans cette pension de famille accouchera d’un enfant. Quel magnifique rayon de ce soleil qui déjà se lève nous invitant à protéger la vie, à l’abriter.

Il s’agit d’un vrai combat. A Gonfaron, samedi, nous mesurions le bonheur de ne point le déserter.

Bernard Devert
Septembre 2014

Les journées du patrimoine, l’école de l’avenir

Le succès de ces journées ne se dément pas. Dans ces temps incertains pour s’inscrire dans un ‘clair-obscur’, l’histoire rassure et apaise les doutes. Ernest Renan ne définissait-il pas la nation par le fait d’avoir fait des grandes choses ensemble et de vouloir en faire encore.

Le patrimoine, du latin patrimonium, fait de nous les héritiers de ces grandes et belles choses.

Les biens sont d’une telle qualité qu’ils laissent transparaître la foi, la capacité de création de nos aïeux jusqu’à nous interroger : comment ont-ils pu oser, risquer l’impossible. Ils l’ont fait.

La visite de ce patrimoine fait traverser les siècles, non point pour rester dans le souvenir, mais pour nous éveiller à notre responsabilité, que laisserons-nous en héritage.

A La Rochelle, ce samedi, j’avais la joie d’accompagner « Habitat et Humanisme Charente-Maritime », présidée par Gilles de Bohan. L’association présenta à plusieurs milliers de personnes le monastère Saint Augustin situé dans l’hyper-centre de la ville.

Ces bâtiments abritèrent pendant plus de six siècles des moines et des moniales.

Les dernières religieuses ont décidé en concertation avec l’Evêque du diocèse, Mgr Bernard Housset, qui présida et anima Diacona, de se rapprocher de notre Mouvement pour réaliser un béguinage, des logements intergénérationnels et un accueil de personnes défavorisées en lien avec le Secours Catholique.

Surtout, dirent quelques-uns avec crainte mais bienveillance, ne touchez à rien : j’ai fait dans ce monastère ma communion, mes grands-parents ont étudié dans cette belle maison conventuelle. D’autres au contraire se réjouissaient de la décision de la Communauté religieuse et du Père Evêque, témoignant de l’espérance du Pape François qui dans son exhortation apostolique La Joie de l’Evangile demande de « prêter attention aux nouvelles formes de pauvreté et de fragilité dans lesquelles nous sommes appelés à reconnaitre le Christ souffrant, même si, en apparence cela ne nous apporte pas des avantages tangibles et immédiats. »

Comme elles sont belles, dit François, les villes qui dépassent la méfiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents et qui font de cette intégration un nouveau facteur de développement.

Le patrimoine ne peut être enfermé dans des musées ; d’aucuns sont nécessaires mais que de magnifiques bâtiments doivent se présenter comme des biens suscitant les liens de l’inespéré pour offrir les conditions d’une estime de l’autre, jamais étrangère à celle de soi.

Quand le patrimoine est affecté à la lutte contre l’indifférence, ne rejoignons-nous pas nos aînés qui n’ont point ménagé leur peine, leurs talents pour créer les conditions de l’émerveillement qui participe à ce supplément d’âme si nécessaire pour que l’homme s’humanise.

La Bible, patrimoine d’humanité, nous partage l’interrogation du Créateur : qu’as-tu fait de ton frère. En serais-je le gardien répond cyniquement Caïn pour n’avoir pas compris que l’homme est la plus belle des cathédrales, un joyau pour le Père.

L’intérêt de ces journées du patrimoine ne témoignerait-il pas d’une recherche de sens pour apprendre à habiter l’histoire comme berceau de notre avenir.

Bernard Devert
Septembre 2014

Congrès HLM 2014 : Des pistes pour un progrès

Relancer le bâtiment, qui peut en contester l’urgence alors que plus de 5 millions de foyers sont en attente d’un toit ou d’un logement décent.

Les mesures retenues, essentiellement fiscales, sont en l’état, nécessaires, mais relèvent d’un traitement palliatif drainant l’épargne vers la construction de l’habitat intermédiaire qui, comme le logement social, a souffert.

Le marché de l’immobilier sans perfusion s’effondre ; les causes de sa fragilité sont connues pour être essentiellement imputables à un coût du foncier qui le paralyse. Le remède n’est pas prescrit pour ne point mettre en question les rentes foncières, d’où ces aides fiscales mettant debout « le malade » ; loin d’être guéri, il est condamné à des addictions dont il ne se remet point.

Tout a été dit sur les conséquences du mal logement qui ronge et délite le tissu social.

Il est vrai que les responsabilités sont partagées : des recours abusifs contre les permis de construire aux refus d’appliquer la loi S.R.U., que d’acteurs font échec au « vivre ensemble » sous couvert de peurs pour les uns et d’intérêts particuliers pour les autres.

Qui entend la souffrance du corps social quand plus de 600 000 de ses enfants sont touchés deux fois : un présent difficile et un avenir compromis.

Quand l’enfant pauvre est à ce point méprisé, la promesse du pire transparaît.

Quand des centaines de milliers de logements sont inoccupés, comment ne pas être inquiets par une telle indifférence. Ne serions-nous pas plus déshumanisés que nous le croyons ou le pensons.

Ces observations traduisent la violence de ce mal que nous parvenons à voiler par des statistiques, laissant entendre qu’il est sous contrôle ; il n’en est rien puisque chaque année le mal s’aggrave.

Quand le « reste pour vivre » est trop faible, le toit est interdit. Quelle injustice !

La loi ALUR à la demande conjointe d’ATD Quart-Monde et d’Habitat et Humanisme a retenu comme option le fléchage des surloyers de solidarité (S.L.S.) vers les ménages en grande difficultés financières.

Se tient à Lyon le Congrès des HLM sur le thème bien nommé : «  notre métier, notre engagement, le logement pour tous ».

Ce Congrès aurait une belle « allure » si les bailleurs sociaux, contractuellement, décidaient :
•    d’affecter les S.L.S. en diminution des charges locatives ; 100 000 foyers trouveraient ainsi un juste et nécessaire soutien,
•    de mettre en place un contrat-cadre aux termes duquel il serait proposé aux ménages quittant le champ de l’insertion, un habitat adapté à leur nouvelle situation ; un passage offrant à l’aidé un statut d’aidant, libérant ainsi ces logements qui font cruellement défaut.
•    la création de foncières portant la nue-propriété, aux fins d’alléger le coût du logement social et/ou intermédiaire de la charge foncière.

Tout ne serait pas gagné, mais s’ouvrirait un temps de convalescence laissant transparaître un avenir plus serein, plus humain. Notre monde en a singulièrement besoin.

Bernard Devert
Septembre 2014

Le difficile annoncé de la rentrée ou une invitation au courage

L’actualité est au diapason des orages récurrents de cet été où d’aucuns se demandent, pour reprendre le titre du film de Philippe de Chauveron, qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu. Seul, le cinéma triomphe pour avoir dépassé les 11 millions d’entrées.

En revanche, l’entrée dans un monde qui a changé ne semble pas se dessiner. Ne serions-nous pas paralysés par l’explosion du transfert d’activités d’un bout à l’autre du monde, d’une financiarisation de l’économie et d’expertises dont les scenarii contradictoires oscillent entre la fin d’une histoire (cf. livre de Francis Fukuyama) et l’espoir de réguler les crises pour en sortir à moindre frais.

Les faits montrent que les oukases ne changent pas le réel tant il est complexe ; l’heure est celle d’un grave désenchantement que les commémorations de cet été atténuent, le temps de la mémoire soulignant que l’esprit et la force de la volonté récusent la promesse du pire.

Il ne s’agit pas de faire des arrêts sur image mais plutôt de s’inscrire dans un acte de création rappelant – pour rester dans le temps, fût-il maussade – que mars préparant en secret le printemps lui offre un ‘déjà-là’.

Ce ‘déjà-là’ est celui né d’actes de résistance pour dire non à la déshumanisation qu’entraînent les guerres, notamment celle, jamais déclarée, d’une économie qui n’en est pas moins violente pour entraîner l’exode de millions de chômeurs en recherche d’un travail et l’exil pour ceux qui, lassés de trop de refus, perdent cœur.

La courbe du chômage ne s’infléchit point mais en revanche fait courber bien des foyers.

Le front sur lequel nous sommes est celui de terrains qui demeurent en friche, pour ne point faire surgir en nombre un habitat de cohésion sociale, libéré enfin de ces stigmatisations qui déjà préparent de nouveaux conflits.

La crise, l’expression est retenue même si elle n’est pas exacte, fait apparaître une cécité partagée comme si nous nous ne voulions pas voir que 600 000 enfants sont victimes deux fois du mal logement : un présent abîmé et un avenir compromis.

Les statistiques voilent pudiquement le réel alors qu’elles disent sans fard le donné d’une situation. Habitués à les entendre, nous n’habitons point le drame qu’elles soulignent même si, ici et là, des velléités d’indignations se manifestent pour ne point désespérer de ce que nous sommes. Le palliatif social ne nous sauverait-il pas de nous-mêmes, laissant dans des abîmes les plus vulnérables.

Quand comprendrons-nous que le sujet n’est pas de s’indigner mais d’éradiquer ce qui est indigne.

La rentrée s’affiche difficile sur le plan politique, économique et social ; elle le sera bien sûr pour les plus fragilisés. Souvenons-nous de l’expression si juste de la philosophe Simone Weil : « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, mais le difficile qui est le chemin ».

La Nation doit s’interroger sur ce chemin qu’il n’est pas possible de déserter. Alors, pourquoi malgré bien des voix autorisées, le mal-logement n’a-t-il jamais été reconnu comme une grande cause nationale.

Pourquoi le logement est-il un enjeu politique oublié à la veille des élections, chacun saisissant avec crainte que prendre la question à bras le corps, c’est se mettre à distance des idées toutes faites, convenues à l’égard de ceux touchés par la grande pauvreté.

Qui ne voit pas le drame des taudis, de ces ‘machines à loger’ concentrant la misère avec comme corollaire une carte scolaire brisant l’égalité des chances. Faut-il le surgissement des émeutes pour voir clair ?

La Société est à la recherche d’un souffle ; offrons-lui celui de bâtir une fraternité, dans cette perspective de construire pour servir la cause de ceux oubliés, méprisés au point de n’avoir point de toit.

Deux propositions :

1. Le développement de l’épargne solidaire accompagnée d’une mobilisation de l’Investissement Social Responsable (ISR), observant – tout n’est pas sombre – l’intérêt que la finance solidaire suscite pour favoriser une économie où l’homme est enfin reconnu.

Le démembrement de la propriété est une des clés pour atténuer le mal logement.

Créons des foncières pour l’acquisition de tènements remis en usufruit à des bailleurs sociaux et associatifs, facilitant à coût maîtrisé la réalisation de programmes pour ceux qui, en raison d’un indigne ‘reste pour vivre’, sont éloignés – c’est un comble – du logement.

La fiscalité liée au démembrement de la propriété et à la finance solidaire doit impérativement s’inscrire dans la durée pour entraîner la mobilisation nécessaire afin que chacun ait un toit.

2. L’aménagement du territoire revu avec la création des nouvelles Régions.

Personne ne peut feindre des centaines de milliers de logements sont inoccupés dans les villes moyennes. Les métropoles, plus riches quant à l’emploi, bâtissent paradoxalement les ruptures de cohésion sociale ; les rentes foncières conduisent à l’étalement des constructions, cause de l’éloignement des plus fragiles dans les périphéries.

Les services portés par le numérique qui se sont substitués à l’industrie ne permettent-ils pas d’envisager autrement l’organisation du travail ?

L’ouverture n’est jamais d’évidence ; il faut non seulement la volonté de la construire mais aussi le courage de l’assumer pour mettre au pas les logiques du court terme.

Ne soyons pas victimes d’une illusion que les mots entretiennent, répétant à l’envi un développement durable. Non à ces peurs liées à la différence qui entravent le seul débat d’avenir qui vaille, celui de l’école de la fraternité pour un mieux ‘vivre ensemble’.

Travaillons à cette valeur de la République pour offrir à la démocratie le sens qui la fera durer.

Bernard Devert
Août 2014